Smog, the 13th Hour

IMG_5733C’est cette année que nous avons pu enfin tester le jeu Smog de chez Smart Max, une gamme de figurines fantastique découverte il y a quelques années au Trolls & Légendes (Mons). Après être passé par feu « l’école Rackham » Cedric Lemitre a décidé d’ouvrir sa propre boite de figouzes et il a commencé une gamme de haute qualité auquel il a adjoint un système de règles d’escarmouches, ma foi loin d’être mal foutu. En effet, nombre de projets figurines s’adjoignent des systèmes imbitables ou clairement pas équilibré.

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Le but caché de ces vils éditeurs étant de vendre plus de fig’s, ici non les règles de Smog sont claires, équilibrées, immersives. Le système mélange cartes (Draft) et jeu de figurines (escarmouche). Ce jeu est à lui seul intéressant. L’auteur, nous pousse donc à choisir des pièces qui nous plaisent (qui claquent) plutôt que des pièces qui peuvent maximiser le jeu.

 

IMG_5737Pour les petits jeunes qui arrivent ce jeu « steam-punk » dans le Londres victorien (les années 1880)  vous permet donc de vous constituer une équipe « à la ligue des gentlemen extraordinaires » et de vous mettre sur la figure comme dans le film sur Sherlock Holmes (celui avec Robert Downey Jr.). Pour la suite je laisse mon jeune assistant barbu prendre la main et vous décrire plus en détail le jeu…

Hem hem, merci Jolan. Tout roule ? Salut à vous tous, c’est Thomas qui prend la relève !

On vous l’a déjà dit, Smog, the Thirteenth Hour, c’est un jeu basé sur une gamme de figurines exceptionnelles, qui envoient du lourd. Le steam-punk, c’est comme les zombies, on en voit partout, tellement qu’on se dit « oh non, pas encore ! » mais là, on a vraiment une ambiance unique, qui a su ressortir du lot par sa spécificité. Pour tout vous dire, je ne suis pas amateur du genre, et pourtant, je suis tombé amoureux de cette gamme.

Chaque personnage appartient à une faction, comme le Club, l’élite de la Couronne, le Mekalzylum, l’assemblée secrètes de savants fous, ou le Cloaque, les mutants des bas-fonds. Il y a aussi quelques factions plus « exotiques », comme l’Ambassade, composée d’extraterrestres aux motivations obscures (m’ayant rappelé l’ambiance de District 9), ou le Dragon, les Chinois traficants d’Opium, bien décidés à récupérer tout le savoir occulte de l’Angleterre.

IMG_5740Là où c’est encore plus intéressant, c’est que l’on compose son équipe comme on le souhaite. Nous sommes dans le classique, un perso’ = une carte reprenant ses caractéristiques, avec une valeur en points pour chaque pièce, et un budget total en points pour « acheter » sa bande. Autre aspect très à la mode, on joue avec un système d’initiative, où la main est passée d’un joueur à l’autre pendant le même tour ; on ne regarde pas son adversaire tout bouger sans réagir. Enfin, tout le jeu repose sur un système de cartes. Et oui cher ami ludiste, point de dés, tout se joue aux cartes ! Et sur un plateau divisé en cases, donc, point de mètre ruban !

Divisées en trois paquets pour trois types d’actions : combat rapproché, tir à distance, et Ether (la magie dans l’univers de Smog), chaque joueur pioche autant de cartes des piles de son choix que la valeur additionnée d’Inspiration de tout ses personnages. Et oui, si vous perdez une de vos figurines, vous piocherez moins de cartes.

Mais à quoi ces dernières servent-elles ?photo du site officiel

IMG_5745Chaque héros possède un nombre de points d’actions. Se déplacer d’une case consomme un point (répétable à souhait), et utiliser une carte action en consomme un aussi. Les cartes possèdent deux boites de texte imprimées sur leur face, l’une en action (souvent offensive), et l’autre étant la réaction. Pour contrer une action, il vous faudra la réaction appropriée, et c’est là qu’est tout le sel du jeu, car si vous vous défendez, vous perdez par la même occasion vos cartes offensives ! Une bonne carte d’attaque équivalent souvent à une excellente défense.

 

 

IMG_5738Concrètement, une action de mêlée jouée par l’attaquant dira « attaque haute », et il vous faudra la carte « parade haute », ou votre personnage perdra des points de vie. Cela se joue comme la bataille de cartes, c’est simplissime, et diabolique : certaines cartes permettent d’annuler un effet, et de nuire en retour, comme la contre-attaque, permettant ensuite à l’attaquant de répondre… ou de se retrouver blessé alors qu’il était l’agresseur. Idem avec le tir / l’esquive et l’Ether / les contresorts. Vu que l’on pioche à chaque début de tour, on est vite tenté de vider sa main afin d’obtenir des effets de plus en plus forts.

En résumé, le jeu est très dynamique et fun, il y a de l’action, mais il faudra souvent ne pas jouer trop tôt ses meilleures cartes, et le fait de pouvoir bluffer ses adversaires apporte vraiment une dimension « jeu de plateau » très fraîche pour un jeu de figurine. Ajoutez à cela que chaque héros possède une capacité qui lui est propre, et vous êtes en route pour trouver la meilleure équipe en synergie, ou jouer un groupe terriblement fun.

On ne va pas se tortiller, Smog, c’est génial.

 

IMG_5739Merci Thomas, pour ces explications très claires! En principe, sauf s’il a piscine ce jour là, vous devriez retrouver Smart Max au festival Trolls & Légendes dans la partie fan.con les 4 et 5 avril 2015 à Mons. Et pour ceux qui n’ont pas compris la gamme de figurines a été sculptée par : Allan Carrasco, Gregory Clavilier, Thomas David, Jacques-Alexandre Gillois, Yannick Hennebo, Victor Martins, Stephane Nguyen, Edgar Skomorowski, Remy Tremblay & Romain Van Den Bogaert. Et pour ceux qui lisent en diagonale c’est Smog qui vient au festival et pas Smaug. Merci de votre attention.

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A propos jolanlefantastique

Une première participation à l'organisation d'une convention de jdr en 1985 me donne le virus de l'événementiel. Ensuite, il y a eu l'ASBL les Marches de 1992 à 2000 (des GN, des animations, les bals des vampires au BIFF, les fêtes interplaines du Brabant Wallon) et aussi deux conventions "Rock & Rôles" avec déjà du jdr, des tournois qui se terminaient par des concerts (en 1999 à Court-Saint-Etienne et en 2000 à Wavre). Je rejoins l'équipe de l'ASBL Anthêsis (lefantastique.net) en 2003 (comme chroniqueur de jeux) et une première animation jeux lors de notre premier "Pavillon des Trolls" en 2004 (devenu le Castel des Trolls en 2012). Puis en 2005, à Mons au premier Trolls et Légendes. Et enfin la première fantastique.convention des jeux (fancon) à Bruxelles (en 2006). En 2010, la fancon intègre un salon: "le Festival en Jeux", il se déroule toutes les années paires en alternance avec le Festival Trolls et Légendes.
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